La race Salers

Merci à Alexandra ASTORG pour cette belle vidéo.

L'amélioration de la vache rouge de Haute-Auvergne ( extrait de wikipédia)

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Tyssandier d'Escous est considéré comme le "rénovateur de la race Salers", même s'il s'inscrit dans la très longue histoire des éleveurs qui l'ont maintenue et perfectionnée.

Alors qu'il est maire de Saint-Bonnet-de-Salers, il étudie les systèmes d'élevage de la Nièvre, en particulier les méthodes de sélection de la race Charolaise, afin d'obtenir des animaux un engraissement facile et précoce.

Le milieu du XIXe siècle est une grande époque pour l'amélioration des races françaises d'animaux; c'est l'apparition des méthodes de sélection anglaises, avec un vaste échange d'idées entre les propriétaires avertis.

La première description des canons de la race bovine de Haute-Auvergne a été faite au début du XIXe siècle par l'agronome Louis-Furcy Grognier, directeur de l'école vétérinaire de Lyon et frère d'un autre Louis-Furcy Grognier, maire d'Aurillac.

Deux tendances s'opposaient alors pour améliorer la race bovine de Haute-Auvergne, représentées par Tyssandier et par Grognier : le métissage et la consanguinité. .

Vers les années 1850, Tyssandier d'Escous devient un farouche adversaire de l'amélioration par le métissage ; il préconise au contraire la méthode anglaise : la sélection par l'accouplement des meilleurs sujets entre eux. Comme Grognier, il propose aussi l'amélioration de l'alimentation et de l'hygiène. Il persuade les autres éleveurs que seule la sélection peut améliorer la race de vache locale. Il mène des campagnes pour l'élimination des sujets non conformes aux critères établis.

C'est en 1852, qu'est adoptée officiellement la dénomination « race salers », à la place de celui de race de Haute-Auvergne. et il crée un concours pour les animaux mâles reproducteurs de race salers pure.

Mettant en pratique ses théories sur son domaine d'Escous et ceux de ses voisins des environs de Salers, il réussit à donner un grand renom aux animaux provenant du canton de Salers. En 1856, des bovins décrochent des médailles d'or au concours de Cahors. À partir de 1858, des acheteurs viennent du Périgord, des Charentes et du Poitou pour acheter des vaches à Monsieur Tyssandier. Le prix des animaux augmenta brusquement de 1857 à 1864.

Sous sa direction, le Comice agricole de Salers prend un essor considérable, avec plus de 100 membres en le 17 août 1853, date où il met en place le premier concours départemental de la race cantalienne. À partir de 1860, la race Salers aura droit à son concours spécial, devenant une catégorie distincte.