Toitures et cheminées

fours banals                                                  vieilles pierres, vieilles portes

AVERTISSEMENT : On ne saurait trop recommander, pour bien cerner cette rubrique,  de lire le dossier adapté au tout-public  établi par le Conseil d'Architecture Urbanisme et Environnement de la Corrèze. Les explications s'appliquent aussi bien à l'architecture du Cantal. CLIQUEZ SUR CE  LIEN

Le matériau de couverture traditionnellement utilisé sur ce plateau, à 950 mètres d'altitude, est la lauze en schiste de phonolite généralement ( la grise) ou l'ardoise ( la bleue).

Les épis de faîtage accompagne les belles toitures et témoignent du statut social de la maison.

La pose de la lauze requiert un savoir-faire très expérimenté et les quelques couvreurs qui en ont encore la pratique se font rares !

Exemple type d'une cheminée à ressauts formant gigogne, ce qui en accroît la monumentalité. Le retrécissement ainsi provoqué protège le conduit des intempéries.

On notera le larmier en pierre qui protège le solin.

L'ardoise ( ici sur le clocher)  appartient à la famille des schistes dont elle se distingue par la qualité de son grain, très fin, et sa fissilité (facilité de découpe). Ces propriétés ajoutées aux qualités d' imperméabilité, de résistance et de durabilité, font qu'elle est recherchée comme matériau de couverture.

Plus facile à travailler et moins coûteuse que la lauze, l'ardoise reste un matériau noble dans la tradition des toitures du Cantal.

Un toit de lauze bien posé peut vieillir deux cents ans !

Les lauzes, lourdes,  nécessitent des charpentes particulièrement solides, aux voliges très épaisses. Les lauzes sont fixées sur les voliges par des clous (méthode la plus ancienne) ou des chevilles de bois.

L'épaisseur de la lauze lui confère une résistance exemplaire ainsi qu'une bonne isolation thermique.

 

La réfection du clocher de l'église ( 2012) a été effectuée par l'entreprise Delort.

On notera le travail d'assemblage au niveau du faîtage et des aretiers.